Les réunions PMH+I

C’est désormais presque une norme chaque jour :
– Trois ou quatre réunions Françaises dites « Prémiums » entendez « supports d’enjeux dans tous les PMU de France (et plus…) et diffusées sur équidia ».
– Deux ou trois réunions étrangères avec des courses Argentines, Anglaises, Chiliennes, Suisses, Belges, Suédoises, Américaines, Australiennes, j’en passe mais je vais citer Hong-Kong, Singapour, entre autre, le meilleur pour la fin j’ai nommé la Tasmanie…
Passons à ce qui nous intéresse aujourd’hui, les courses que je nommerais PMH+I, pour Pari Mutuel Hippodrome + Internet, sur lesquels les paris sont accessibles sur l’hippodrome (concerné seulement, pff…) et sur internet donc (le i de PMH+I hein…).
Pourquoi s’intéresser à ces réunions ? Mais pourquoi donc ??
En premier lieu, si vous ne le savez pas encore, ça va mal au PMU, enfin mal, tout est relatif, mais ça galère quand même, l’état, toujours très fort pour dire à ses filleuls ce qu’il faut faire, demande de la rentabilité (oulala).
En effet à l’heure où l’institution « principale » du monde des courses cherche des leviers de croissances (comprenez des joueurs pour flamber car il y en a de moins en moins), des joueurs très réguliers (tous les 1/4 d’heure c’est bien); à faire des économies, et oui du coup on fait moins de chiffre il faut tirer sur les couts, je l’ai appris à l’école de Managers Américains celle là hein, on peut s’étonner d’un tel choix d’organisation quotidienne pour présenter le produit TURF aux clients.
Car on peut parler du grand Longchamp, des Hippodromes par ci par là qui vont fermer, ça occupe les bureaucrates du PMU (et de ses trop nombreuses ramifications, France Galop, Le Cheval Français et tout plein d’acronymes sérieux…) mais qu’est ce qui fait que le business Turf fonctionne ou pas ?

Privilégier les courses étrangères aux courses Françaises PMH+I (d’un point de vue diffusion télévisée et paris) c’est une fausse économie, certes l’organisation d’une réunion télévisée coute cher, en tout cas plus cher qu’une étrangère dans laquelle les frais sont juste partagés avec l’organisateur autochtone, mais qui joue sur ces courses ?
Des joueurs pris au piège du jeu compulsif, bon ok mais qui d’autre, les joueurs connectés, et oui, ceux qui vont chercher les infos sur les sites locaux, suivent les résultats, s’intéressent aux courses d’un pays, qui pour jeter la pierre aux amateurs de superbes courses Américaines où ça envoie du début à la fin ? Pas moi ! Mais à quoi sert donc de nous mettre à la télé un pauvre journaliste qui fait la pige pour nous dire ce que l’on sait déjà, c’est à dire rien (ou alors que l’Afrique du Sud est en bas de l’Afrique, merci Laure bisous), en plus on peut déjà les voir ces courses sur le web.

Quelle rapport avec la chute du chiffre d’affaire du PMU ?

Un peu de logique, au lieu de courses de chevaux que l’on connait à Cagnes-sur-Mer, Pornichet-La-Baule, les Sables d’Olonne, Vichy, Dieppe… Des chevaux dont on sait si ils sont sujets à nervosité avant course, si il leur faut le bonnet, les coulissantes, si le jockey l’a bien en main au canter, sur laquelle on a l’interview du propriétaire, de l’entraîneur, du jockey, du lad, parfois même de l’agent du jockey (à quand l’interview du cheval ??), les performances, les vidéos, les Statistiques, le terrain, l’historique, la température, le sens du vent, les millimètres d’eau prévus (Merci Gilles Barbarin), pour les turfistes les plus « pros » on a même des notes détaillées personnelles avec toute cette technologie ! Donc au lieu de ça on peut regarder des numéros bouger (parfois non d’ailleurs on ne voit même pas les numéros et on connait pas les casaques, qu’on ne voit parfois pas non plus…), des cotes qui font le yoyo au rythme des réajustements sur les cotes locales ou les books, seules infos finalement.

Au PMU c’est simple, les cafés se vident quand il y a ces réunions, ou les turfistes boivent un coup, regardent les journaux pour plus tard, ou se rappelle du coup qu’il fallait aller chercher les gamins à l’école, bref ils ne jouent pas, ils ne jouent pas plus sur les courses PMH+I d’ailleurs, qu’on puisse jouer les chevaux que l’on suit c’est bien mais sans infos en direct, pas de visuel sur le cheval, pas d’interviews, pas l’adrénaline du direct, on joue moins ou même pas du tout si on ne fait pas attention aux horaires, sans compter qu’il y a moins de jeux disponibles et que gagnant ou pas on n’aura pas avancé dans notre connaissance des courses…
En résumé, pour économiser trois francs six sous on sert des courses à la télé où les turfistes ne jouent pas, on met sur internet les courses où les joueurs « papier » ne peuvent pas jouer et qui découragent les joueurs connectés, lassés de ne pas voir leurs favoris courir.
Alors pourquoi ne pas proposer des centaines (des milliers, chiche !) de courses par jour sur internet pour les compulsifs et les fans de certains pays et passer les courses PMH+I en courses « Prémiums » ?
Cela n’aurait que des avantages, hausse du panier moyen (je connais, j’ai des infos, je mise plus), hausse du nombre de clients réguliers, plus de pertes de clients lassés, hausse du chiffre donc…
Pour un inconvenant : un cout un poil plus élevé.
C’est ce qu’on appelle un investissement, un risque, il faudrait un vrai entrepreneur à la tête de l’institution ou tout simplement un mec qui flambe un billet de temps en temps au PMU pour comprendre qu’on joue des chevaux… ou pas.

PronoTG

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